CHANSONS POPULAIRES ET ROMANTIQUES

Folksongs de Beethoven - Lieder de Schubert - mélodies de Berlioz - chansons de Béranger

Ce concert, qui puise son inspiration dans les sources populaires du premier XIXème siècle, tente de ressusciter l'esprit d'une soirée musicale dans un salon romantique.

Refusant le rationalisme des Lumières, considéré comme classique et froid, le romantisme, dès ses origines à la fin du XVIIIème siècle, se nourrit du fantasme d'un ressourcement dans trois exotismes : soit dans le passé, de préférence médiéval, chevaleresque et troubadour ; soit dans l'ailleurs, avec une nette préférence, afin de tourner le dos à l'antiquité classique, pour les brumes du nord, saxonnes ou britanniques ; enfin dans l´idéalisation du peuple et des folklores populaires.

C'est aussi l´époque du développement de la pratique amateure dans les salons bourgeois ; ainsi fleurissent à cette époque nombre de romances, ballades, chansons aux accents populaires et sentimentaux, chantées par de pâles jeunes filles accompagnées au piano, à la harpe ou à la guitare.

Beethoven déjà s´intéresse à ce répertoire. Il arrange et publie plusieurs recueils de chansons populaires anglaises, irlandaises, écossaises et galloises, pour une ou plusieurs voix, violon, violoncelle et piano. Par leur simplicité et leur naturel entièrement réinventés, les Lieder de SCHUBERT, eux, parviennent à sublimer leur inspiration populaire ; ils constituent ainsi un des sommets de cette première veine romantique. Les compositeurs de la première génération romantique continuent d'être fascinés par ce répertoire. Les mélodies de BERLIOZ portent la marque de ce goût pour l'ailleurs, pour l´hier ou pour l´autre, multipliant les références au passé, à l´exotisme oriental, allemand ou anglais, et au répertoire populaire.

Enfin, c´est aussi l´époque du plus grand développement de cet autre vecteur de la chanson populaire : le chansonnier. Pierre-Jean de BERANGER fut le plus grand de ceux-ci. Il puisa son inspiration autant dans la satire politique que dans cette jeune veine romantique qui submergeait Paris en cette première moitié du XIXème siècle. Notre programme est constitué de chansons, ballades, romances, à une ou plusieurs voix tirées de ces quatre répertoires (Folksongs de BEETHOVEN, Lieder de SCHUBERT, mélodies de BERLIOZ, chansons de BERANGER).

L´accompagnement instrumental est confié à un violon, un violoncelle, une guitare et un accordéon : la pratique de salon au début du XIXème siècle, art de l'interprétation et de l'arrangement, permet une grande liberté d´instrumentation. Nous avons privilégié des instruments qui, à l'image du répertoire choisi, s'inscrivent à la frontière entre inspiration populaire et culture savante.

VOIX :

Magali Pérol-Dumora (soprano),

Cédric Garde (ténor),

Guillaume Paire (baryton)


VIOLON :

Louis- Jean Perreau

VIOLONCELLE :

Pernette Boutte

Guitare : Sylvaine Dumas

Accordéon : Maxime Point

ARRANGEMENTS ET DIRECTION : François Bernard